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Chalara/Thielaviopsis paradoxa (de Seynes)

Géographie : Ce champignon est présent à peu près partout dans le monde: Algérie, Arabie Saoudite ; Egypte, Irak, Mauritanie, Nigeria, Tunisie, Amérique du Sud, Mexique, Etats-Unis, France, ...

Classe : Ascomycètes

Famille : Ceratocystidaceae

Statut réglementaire : Aucun

Fiche technique

Plantes hôtes

Chalara paradoxa se développe sur un certain nombre de palmiers dont : Phoenix canariensis, Phoenix dactylifera, Phoenix africanus, Washingtonia filifera, Washingtonia robusta, Brahea edulis, Cocos nucifera, Elaeis guineensis, Raphis sp, Roystonea elata, Sabal palmetto, Sygarus romanzoffinia,...ainsi que sur Ananas comossus, Dracaena fragans, Ficus sp, Syngonium podophyllum, Aglaonema commutatum, Saccharum officinarum.

Biologie

Ce champignon pénètre au niveau de blessures fraîches sur le stipe, mais aussi par les racines ou au niveau des jeunes palmes du cœur. Les spores produites peuvent être véhiculées par le vent, la pluie, les insectes ou les rongeurs, et ainsi contaminer de nouveaux sujets. Des spores asexuées, appelées chlamydospores sont produites par renflement d'une portion d'hyphe. Ces dernières donnent un aspect noir - brûlé au tissu du stipe. Elles peuvent survivre dans le sol et conserver le champignon.

Symptômes et dégâts

Cette maladie cause de nombreux symptômes sur palmier. On peut noter une pourriture du cœur, une déformation des jeunes palmes dont la croissance est réduite et qui se nécrosent progressivement. Les tissus nécrosés noircissent et ont un aspect brûlé du à la production de chlamydospores.Les arbres atteints peuvent se courber avec le temps à cause d'un développement latéral du coeur. Les inflorescences noircissent également.

Ce champignon cause des lésions marron - noire qui affectent aussi bien les tissus externes et internes. La conséquence d'une forte attaque est la défoliation de l'arbre puis sa mort. On observe également au niveau du stipe, une pourriture jaune et molle qui noircie avec le temps. Des écoulements couleur rouille suintent des zones d'infestation. Ce liquide émet une odeur de fruit fermenté et les parties du stipe en dessous de ces zones d'écoulements deviennent noires. Le stipe se creuse peu à peu mais son aspect extérieur reste normal.

Moyens de lutte

Evitez tout d'abord les blessure au niveau du stipe, les tailles trop sévères et les nettoyages des troncs à la tronçonneuse. Désinfectez les outils de taille après chaque taille. Ramassez et brûlez les déchets de taille. Il est conseillé d'abattre et de détruire les arbres fortement atteints en enlevant au maximum le système racinaire, pour éviter toute contamination des arbres voisins.

Ce champignon pouvant survivre longtemps dans le sol, privilégiez une essence non sensible en remplacement du sujet abattu. Pour des arbres dont les symptômes ne sont pas encore importants, curetez les zones malades et appliquez un produit fongicide sur les plaies (à base de mancozèbe ou de manèbe). Pour connaître la liste des produits homologués pour le traitement des maladies diverses sur arbres et arbustes d'ornement, consultez le site http://e-phy.agriculture.gouv.fr

Evitez tout excès d'eau sur les stipes (arrosage automatique avec jet qui mouille régulièrement la base du stipe notamment); et réalisez un apport d'engrais suffisant pour éviter un état de faiblesse des arbres.